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La ville du Messager de Dieu reçoit les rentrants E-mail
Monday, 12 November 2012
Sample Image- La préparation du retour des captifs de la famille du Prophète (Que Dieu les salue) à La Médine
L’information du convoi Husseinite a réussi d’accomplir sa missive missionnaire à Damas. Les discours des membres de la famille de la prophétie (Que Dieu les salue) ont constitué une matière de discussion dans les réunions et les séances. Les damascènes ont dévoilé la vilenie de Yazid et sa malveillance.

La société Damascène était agitée contre l’État Tyrannique, de sorte que Yazid a craint d’être sujet à une révolte, le bouillonnement de l’opinion publique et l’impuissance de dominer la situation. Tous les gens étaient contre ce qu’il a commis. Chose qui l’a poussé à se débarrasser sérieusement du problème provenant de la présence de la famille du Prophète (Que Dieu les salue) à Damas.

Il a essayé tout d’abord de proposer une somme considérable à la vénérée Oum Koulthoum en lui disant: "Ô Oum Koulthoum, prenez cette somme contre le malheur qui vous a atteints"..

Elle lui répondit (Que Dieu la salue): "Ô Yazid, comme tu es insolent et ignorant. Tu tues mon frère et ma famille, et tu oses compenser nos pertes par l’argent!"
Puis il a appelé L’Imam Zaïn Al-eÃbidĩne (Que Dieu le salue) et lui a dit: "Si tu aimes rester chez nous, je ferai du bien aux tiens et tu acquerras ce que tu as de droits ou tu préfère rentrer chez toi".

L’Imam Zaïn Al-eÃbidĩne (Que Dieu le salue) lui répondit: "Je préfère plutôt rentrer chez moi …"

Yazid ordonna alors Al-Noemân Ben Bachĩr de préparer les captives de sorte qu’elles soient en bon état, et que le convoi soit conduit par un homme fidèle et vertueux à La Médine.

Il envoya avec eux Mouhrez Ben Houraïth Al-Kalbi qui était un des bons hommes de Damas. Ce dernier cheminait près du convoi, plaçant les femmes à la tête du convoi pour qu’elles soient bien protégées. Et lorsque le convoi s’arrêtait, il s’éloignait du convoi avec ses compagnons qui étaient chargés de les protéger. Il leur demandait leurs besoins très poliment et répondait à leurs demandes. Comme, il ne les poussait pas à se presser. Il les a accompagnés jusqu’à La Médine.

Il est tellement étrange que Yazid ait pris une telle attitude et protégé le convoi. Même si c’étaient des apparences, Yazid s’est efforcé de les protéger premièrement et dominer la situation deuxièmement et la deuxième était le but visé. Il était naturel de la part de Yazid de craindre une révolte quelconque lors du passage du convoi dans les villes situées sur leur trajet. Pour éviter cela, l’autorité a appelé les âgés des partisans de Bani Hãchem et de Bani Ali et leur a permis d’accompagner le convoi une fois près de La Médine.

La sortie du convoi Husseinite de Damas a eu lieu le vingt du mois de Şafar. Et par cela, on peut dire que le reste du convoi a passé vingt jours à Damas.

- Le reste du convoi Husseinite à Karbala

Quand les femmes et les enfants de L’Imam Hussein (Que Dieu le salue) ont quitté Damas, elles ont dit au guide: "Par celui que tu adores, laisse-nous passer à Karbala" et il fit. En arrivant là-bas, elles ont fait la cérémonie funèbre pour trois jours. Et par cela, cette dernière est devenue un culte qui ne cesse d’être suivi jusqu’à nos jours.

Les cérémonies qui étaient permanentes et ont suivi celle dont on a parlé ont marqué la présence de Jãber Ben Abdullãh Al-Anşãri et un groupe de Bani Hãchem, et des hommes de la famille du Messager de Dieu (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue) qui venaient incessamment visiter la tombe de L’Imam Hussein (Que Dieu le salue).

Le premier qui a visité la tombe de L’Imam (Que Dieu le salue) était le compagnon du Prophète le vénérable Jãber Ben Abdullãh Al-Anşãri1 (Que Dieu lui soit miséricordieux) qui s’est déplacé de La Médine à Karbala pour visiter la tombe du Maître des martyrs (Que Dieu le salue). Sa première visite a eu lieu le vingt du mois de Şafar - c’est-à-dire à la première quarantaine de L’Imam Hussein (Que Dieu le salue) - accompagné de eAtiya Ben Saed Ben Janãda Al-eAoufi2. C’est-à-dire au même jour où le convoi Husseinite a quitté Damas. D’où il était impossible qu’il ait rencontré le convoi à Karbala. La visite du convoi à Karbala a eu lieu entre la première et la deuxième quarantaine.

Comme, la famille du Prophète (Que Dieu les salue) n’a quitté Karbala à La Médine qu’après la cérémonie funèbre qui a duré trois jours

À toi ville du grand-père revenant
Des soupirs désespérés et des chagrins portant

De nous, au Messager de Dieu, parlez
Que de la mort des pères, frappés

Nos hommes à Al-Taf, les têtes coupées
Et nos fils aussi, du cou, étranglés


- La Médine avant la communication de l’assassinat de L’Imam Hussein (Que Dieu le salue)

Certains des proches parents et des compagnons du Prophète (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue) savaient en général d’avance le destin et la fin de L’Imam Hussein (Que Dieu le salue). Ils l’ont appris du Messager de Dieu (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue) directement ou de ses rapprochés. Bien qu’ils aient manqué la grande victoire (qui figure dans le martyre) ou le secours du fils de la fille de leur Prophète (Que Dieu le salue), cela ne les a pas empêchés de vivre dans un état de peur, d’inquiétude et de guetter les événements.

- La terre de L’Imam Hussein (Que Dieu le salue)

D’après Oum Salama, qu’elle a dit: "Le Messager de Dieu (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue) était assis un jour chez moi. Il m’a dit: Ne laisse personne entrer là où je suis. Je suis sorti et j’ai attendu. L’Imam Hussein (Que Dieu le salue) est arrivé et entré directement chez lui sans que je le voie. Après un certain temps, j’ai entendu les sanglots du Messager de Dieu (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue). Et lorsque j’ai regardé, j’ai vu Hussein (Que Dieu le salue) assis sur ses seins et le Prophète (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue) lui essuyait le front et pleurait". Je lui ai dit: "Par Dieu je ne me suis pas rendu compte quand il est entré".. Le Prophète (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue) m’a répondu: "Gabriel était avec nous et m’a demandé: "L’aimes-tu?". Je lui ai répondu: "Si c’est dans ce monde, oui". Alors il m’a dit: "ta nation le tuera dans un endroit nommé Karbala". Puis Gabriel (Que Dieu le salue) a pris une poignée de terre de cette terre et l’a donné au Prophète (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue)".

La vénérée Oum Salama n’était pas la seule à parler de la visite de Gabriel (Que Dieu le salue) au Prophète (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue) et de sa livraison de la terre de Karbala de L’Imam Hussein (Que Dieu le salue) à son grand- père, le grand Messager de Dieu (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue). Mais, plusieurs personnes ont raconté cela et parmi les plus importants d’eux figure en tête le Prince des croyants (Que Dieu le salue).

D’après le Prince des croyants Ali (Que Dieu le salue): "Je suis entré un jour chez le Messager de Dieu (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue) et les larmes couvraient ses yeux. Je lui ai dit: "Est-ce que quelqu’un t’a énervé Ô Messager de Dieu (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue)? Pourquoi tu as les larmes aux yeux?". Il m’a répondu: "Gabriel vient de quitter et il m’a informé que ma nation tuera mon fils Hussein".. Puis il a continué: "veux-tu que je te fasse voir sa terre?". J’ai répondu: "oui". Il a tendu sa main, a pris une poignée de la poussière de terre et me l’a montrée. En le voyant, je n’ai pas pu me retenir d’avoir les larmes aux yeux".

D’après Abou Baker, Omar, Houzaifah, Ammãr et Abou Zarr: "Le Messager de Dieu (Que Dieu le salue) est venu un jour en pleurant. Ils lui ont demandé: "Qu’est-ce que te fait pleurer Ô Messager de Dieu?". Il leur a répondu: "Gabriel m’a informé que mon fils Hussein sera tué après moi dans la région d’Al-Taf, où il sera enterré. Puis, il m’a donné cette poussière de terre".

- Oum Salama apprend le martyre de L’Imam Hussein (Que Dieu le salue)

La femme du noble Messager de Dieu (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue), la vénérée Oum Salama qui a été accordée l’honneur de la prévoyance et est devenue la confidente des secrets du Prophète (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue), a accompli son grand rôle dans cet événement tragique. Le Messager de Dieu (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue) lui a consigné une poignée de la poussière de la terre de Karbala (celle que Gabriel lui a donné) avant pas mal d’années de l’assassinat de L’Imam Hussein (Que Dieu le salue) et lui(Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue) a dit: "Met cette terre dans un flacon et laisse-la chez toi. Quand cette terre se transforme en sang frais, tu sauras qu’Hussein est déjà assassiné".. Elle l’a gardée depuis ce temps-là et sa rougeur est devenue le signe de l’assassinat d’Hussein (Que Dieu le salue)

Oum Salama avait deux flacons. Le premier lui a été livré par le Messager de Dieu (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue) et le deuxième par L’Imam Hussein (Que Dieu le salue) lui-même avant son départ de La Médine en lui disant: "… quand le contenu des deux flacons se transforme en sang frais, tu sauras que je suis déjà assassiné".

Il paraît qu’Oum Salama a mélangé la terre que lui a donnée L’Imam Hussein (Que Dieu le salue) à celle qui lui a été livrée par le Prophète. Cela revient au fait, qu’après avoir vu dans son sommeil le Prophète à tête et barbe poussiéreuses, elle lui a demandé: "Qu’as-tu Ô Messager de Dieu (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue)". Le Prophète lui a répondu: "Je viens d’assister l’assassinat d’Hussein (Que Dieu le salue)". Elle s’est réveillée effrayée, a ouvert un des deux flacons et l’a vu rempli du sang.

Par cela, elle était la première femme dans La Médine qui a crié. En l’entendant, les gens de la ville - homme et femmes - se sont empressés chez elle et l’ont entendue crier: " Oh Husseinãh, oh fils du Messager de Dieu". En l’entendant, les femmes ont commencé à crier dans toutes les régions de la ville, de sorte que cette dernière n’a pas connu des cris pareils.

- Abdullãh Ben Abbãs apprend le martyre de L’Imam Hussein (Que Dieu le salue)

Abdullãh Ben Abbãs était parmi ceux qui connaissaient d’avance le sort de L’Imam Hussein (Que Dieu le salue) et il s’attendait toujours à recevoir la nouvelle de son martyre. D’après lui: "vers midi, mon cas ressemblait à celui en sommeil rêvant, lorsque j’ai vu le Prophète (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue), la chevelure ébouriffée, poussiéreux et portant dans sa main un flacon plein de sang. Je lui ai dit: je te rachète par mon père et ma mère Ô Messager de Dieu (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue), pourquoi tu es dans cet état et qu’est-ce que tu as?". Il m’a répondu: "C’est le sang de Hussein et de ses compagnons que je ramasse et recueille depuis l’événement".

- Le Messager de Ben Ziad dans La Médine sacrée

Ben Ziad que Dieu le maudit a envoyé son messager Abd Al-Malak Ben Abi Al-Hãreth Al-Salami pour communiquer à eAmro Ben Saïd Ben Al-eÃss la nouvelle de son assassinat de L’Imam Hussein (Que Dieu le salue).

Quand il entra chez eAmro Ben Saïd ce dernier lui dit: "Qu’as-tu de nouvelles?"

Abd Al-Malak lui dit: "ce qui réjouit le prince. Hussein Ben Ali fut assassiné".

eAmro que Dieu le maudit lui dit: "c’est une catastrophe pareille à celle de Othmãn Ben Affãn!"

En entendant cela, il monta à la tribune et annonça la nouvelle au public.

Vu ce grand malheur qui les a atteints, les Hachémites organisèrent partout dans la ville des séances de cérémonies de funèbres.

- Le discours de eAmro Ben Saïd Ben Al-eÃss

Une fois à la tribune, eAmro Ben Saïd commença son discours par la question d’Hussein et les conditions de sa mort, puis dit: c’est un grand malheur, un grand choc et une grande leçon "cela est une sagesse parfaite, mais les avertissements ne [leur] servent à rien". Par Dieu, j’ai préféré que sa tête soit sur ses épaules et son âme dans son corps. Il nous insultait parfois et on le louait. Il rompait ses relations avec nous et on conservait la liaison avec lui. C’était une relation échangée entre nous et on ne se permettait pas tous les deux de dépasser ces limites. Mais, que peut-on faire s’il a tiré son épée contre nous? On ne pouvait dans ce cas, que nous défendre.
En entendant cela, Abdullãh Ben Al Sãeeb lui dit: "Si Fãtima était vivante et a vu la tête d’Hussein coupée, elle aurait pleuré".. eAmro Ben Saïd lui répondit directement: "Nous sommes plus dignes de Fãtima que toi, ainsi de son père. Son mari est notre frère. Son fils est notre fils. Mais si Fãtima était en vie, elle aurait pleuré et se serait chagrinée, mais elle n’aurait pas blâmé celui qui l’a tué et s’est défendu".

Le méditant dans ce discours et le connaisseur de ses ambiances ne sera pas étonné, car il sait qu’il a été prononcé dans des atmosphères troublées provenant de la diffusion de la nouvelle dans la ville et l’arrivée de la tête noble à La Médine. D’où ce rancunier qui portait dans son for intérieur une haine aigue contre le Prince des croyants (Que Dieu le salue) était obligé de se réserver dans ses paroles et de prendre l’attitude de celui qui se défend et celle de l’ému.

- Le rôle de Oum Salama après l’annonce de la mort de L’Imam Hussein (Que Dieu le salue)

Après l’annonce de la mort de L’Imam Hussein (Que Dieu le salue), Oum Salama a pris des attitudes courageuses et catégoriques vis-à-vis de ce crime abominable. Quand elle a appris son assassinat, elle a dit: "Ils l’ont fait? Que Dieu met le feu dans leurs tombes et leurs maisons".. Puis elle est tombée évanouie.

Bien qu’elle vivait dans des conditions très difficiles, elle a annoncé que ces gens (les Umayyades) ont commis un crime contre le dernier des honorables, le vertueux fils du vertueux, Hussein Ben Ali (Que Dieu le salue). Cette femme vénérable a dépassé les attitudes par l’annonce du deuil et elle a porté les habits noirs partout, parmi les gens et dans la mosquée du Messager de Dieu.

- L’attitude de Abdullãh Ben Jaefar Ben Abi Tãleb

Abdullãh Ben Jaefar Ben Abi Tãleb a pris des attitudes honorables à l’issu du malheur de Karbala et le martyre de ses deux fils: Aoun et Abdullãh qui accompagnaient leur oncle Abi Abdullãh Al-Hussein (Que Dieu le salue).

L’absence de Abdullãh Ben Jaefar à Karbala a été traitée dans: "la visite du lieu sacré, attribué à L’Imam autorité - que Dieu accélère sa délivrance -". Il a dit en parlant de son fils: "Salut à Mohammad Ben Abdullãh Ben Jaefar qui représente son père".. Il y a peut-être une excuse qu’on ne connaît pas qui l’a empêché d’être présent.

Quand Abdullãh Ben Jaefar Ben Abi Tãleb a appris l’assassinat de ses deux fils qui accompagnaient Hussein (Que Dieu le salue), certains de ses proches sont venus le consoler. Quand Aba Al-Laslãss lui a dit: "c’est ce qu’on a eu et qui nous a atteints d’Hussein". Abdullãh Ben Jaefar lui lança son soulier au visage et lui dit: "Ô fils de putréfiée, comment oses-tu dire cela d’Hussein? Par Dieu, si j’étais avec lui je ne l’aurais pas quitté jusqu’à être tué avec lui. Par Dieu, ce qui me pousse à supporter leur perte et me console, c’est qu’ils ont souffert le martyre avec mon frère et mon cousin pour le réconforter et le soutenir".

Puis il a dit à ses compagnons: "Louange à Dieu puissant et grand qui m’a honoré par le réconfort d’Hussein par mes deux fils puisque je n’ai pas eu personnellement l’occasion d’y être".

- Le rôle des filles d’Aqĩl

Les filles d’Aqĩl ont joué un rôle important dans l’agitation des esprits et leur refus de l’assassinat d’Abi Abdullãh Al-Hussein (Que Dieu le salue) et ses compagnons. Quand Yazid Ben Mueãwiya a envoyé ses deux messagers à La Médine pour annoncer la mort de L’Imam Hussein (Que Dieu le salue), Asmã’ la fille d’Aqĩl Ben Abi Tãleb a appris cela. Elle s’est dirigée accompagnée d’un groupe de femmes au tombeau du Messager de Dieu (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue) où elle s’est adressée à ceux qui ont émigré avec le Prophète (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue) et les partisans en disant:

Par quoi répondrez-vous au dire du Prophète
Le jour du jugement où le vrai dire n’est caché

Ma famille, une fois loin de vous, fut lâchée
Et l’équité ne sera que chez Dieu faite

En entendant cela, tous les gens ont commencé à pleurer.

Puis Zaïnab Ben Aqĩl accompagnée d’un groupe de femmes de sa famille embrouillées a crié: "Oh Husseinãh, oh frères, oh parents, oh Mohammadãh" puis elle a chanté les vers suivants:

Par quoi répondrez-vous au dire du Prophète
Qu’avez-vous fait comme meilleure nation

De ma famille et mes partisans? Vous êtes
Sans convention noble et infidèles à la caution

- Le retour du reste du convoi Husseinite à La Médine

Ils s’approchaient de La Médine … La ville de leur grand-père … le lieu d’émigration de leur père et le refuge de leur mère … leur pays natal … La patrie et les demeures de leurs aimés. Comme il leur était difficile d’y rentrer dans l’état où ils étaient. Ils l’ont quittée avec L’Imam Hussein (Que Dieu le salue) et ils rentraient sans lui (Que Dieu le salue).

Il était naturel que la situation prenne un penchant émotionnel plus que n’importe quel autre. Les citoyens de La Médine ont vécu avec L’Imam Hussein (Que Dieu le salue) et ils se sont habitués à lui. Ils voyaient en lui le savoir, la dignité et la vénération, la nature, la bravoure, l’ombrage et toutes les bonnes mœurs de son grand-père. Aujourd’hui, ils apprennent l’arrivée de sa famille près de sa patrie. Ils ont quitté avec lui et ils rentrent seuls, mais ils portent sa missive.

De ce point de départ, nous remarquons que la marche ne s’est pas limitée aux apparences sentimentales uniquement, mais elle s’est préoccupée plus du côté fondamental, méthodologique et idéologique. Elle y a persisté sous différentes formes soit sous forme de séances de consolation et cérémonies funèbres, par les pleurs et les sanglots, par la prononciation des discours ou par la diffusion des invocations de hautes teneurs ou autres aspects. Le but de tout cela était d’illuminer les esprits et d’éveiller la société du profond délassement qui a dominé tous ses membres, excepté l’attachement au Coran et à la famille du Prophète.

- L’Imam Zaïn Al-eÃbidĩne (Que Dieu le salue) députe Bachĩr Ben Hazlam.

Le poursuivant de la marche du convoi immaculé de Karbala à Kũfa et de cette dernière à Damas remarque que L’Imam (Que Dieu le salue) dominait les situations. Il enfonçait l’information détournée, mettait à rebours les situations contre les gouverneurs et énonçait les vérités cachées. Sa méthode et son comportement étaient ceux d’action et d’efficacité et non d’irritation, d’émotion et de saisissement.

D’ici, on comprend l’envoie par L’Imam Zaïn Al-eÃbidĩne (Que Dieu le salue) du poète Bachĩr Ben Hazlam à La Médine. Ce dernier a pu, en tant que messager de L’Imam (Que Dieu le salue) et un poète inspiré capable d’agiter les sentiments, émouvoir la société au point qu’il allait presque réussir à renverser la situation dans la ville (La Médine) car les citoyens: hommes, femmes, grands et petits, se sont lancés hors de la ville pour accueillir la famille du Messager de Dieu (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue). A signaler que L’Imam (Que Dieu le salue) a bien profité de cette occasion.

Bachĩr Ben hazlam a raconté cela en disant: "Quand nous nous sommes approchés de la ville, L’Imam Ali Ben Al-Hussein (Que Dieu le salue) descendit de sa monture, campa, dressa sa grande tente, fit descendre les femmes et me dit: "Ô Bachĩr, que Dieu accorde sa clémence à ton père. Il était un poète - l’es tu aussi?". Je répondis: "Oui Ô fils du Messager de Dieu (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue) je le suis aussi (poète). Il me dit alors: "entre en ville et annonce la mort de Aba Abdullãh (Que Dieu le salue)".

Bachĩr a continué en disant: "je suis entré à cheval en ville et je me suis dirigé vers la mosquée du Prophète (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue). J’ai pleuré à haute voix et j’ai chanté les vers suivants:

Ô gens de Yathreb pas de position en elle restée
Hussein est assassiné versez les larmes en abondance

Son corps à Karbala ensanglanté
Et sa tête portée sur les hampes des lances.

Puis j’ai dit: "Ali Ben Al-Hussein accompagné de ses tantes et ses frères viennent d’arriver chez vous et je peux vous montrer leur camp".

Toutes les femmes cloîtrées, claustrées et voilées ont quitté leurs maisons, les cheveux dévoilés, les visages griffés, battant leurs joues et menaçant de malheurs et d’adversité. La ville n’a à aucun jour connu aussi de pleureurs et un jour aussi dur pour les musulmans après le décès du Messager de Dieu (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue). Tous les citoyens de la ville sont sortis pour accueillir le reste du convoi Husseinite.

- Le discours de L’Imam Al-Sajjãd (Que Dieu le salue) aux alentours de la ville de son grand-père

L’Imam Zaïn Al-cÃbidĩne (Que Dieu le salue) était dans sa tente. Il en est sorti portant une serviette et essuyant ses larmes et derrière lui un serviteur qui lui portait une chaise. Une fois y est assis devant les gens, il n’a pas pu tenir ses larmes et les présents commençaient à pleurer eux aussi avec les membres de sa famille ainsi que les serves. Les gens se sont groupés autour de lui pour le consoler, ce qui a provoqué un grand bruit. L’Imam (Que Dieu le salue) leur fit signe de sa main, ils se turent et il dit: "louange à Dieu Seigneur de l’univers, le Clément le très Miséricordieux, Maître du jour de rétribution, Créateur de toutes les créatures, l’Élevé dans les hauts cieux lointains et le Proche qui connait l’épanchement des cœurs. Nous le remercions sur les graves événements, les calamités à travers le temps, la souffrance des malheurs, les peines blessantes, les grands préjudices et les grands désastres affreux, encombrants à l’excès, exorbitants et épidémiques.

"Ô gens, Dieu exalté qu’on loue, nous a éprouvés par de grandes misères et brèches dans l’Islam. Abou Abdullãh et sa famille furent tués, ses femmes et ses enfants captivés, et sa tête portée sur le fer des lances dans tous les pays. Cela représente une calamité sans pareil.

"Ô gens, qui parmi vos hommes se permet de s’égayer après son assassinat? Quel œil des vôtres retient ses larmes et les empêche de couler?

"Les lions braves ont pleuré son assassinat, ainsi les vagues des mers, les étendues et les étapes des cieux, toutes les régions de la terre, les branches des arbres, les baleines aux fonds des mers, les anges rapprochés, toutes les créatures des cieux et tous les habitants du paradis.

"Ô gens, nous sommes devenus expulsés, blâmés et éloignés des pays, comme si on est des turques ou des chameaux, sans qu’on ait commis un crime, un dommage et aucune brèche contre l’Islam. Comme on n’a pas entendu parler de cela de la part de nos ancêtres. Cela est une invention.

"Par Dieu, si le Prophète (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue) leur a recommandé de nous combattre aussi fort qu’il les a recommandés de nous protéger, ils n’auraient pas fait plus que ce qu’ils ont fait. Nous émanons de Dieu et c’est à lui qu’on revient pour nous plaindre auprès de lui d’une calamité aussi grande, douloureuse, tragique, encombrante, affreuse, dure et exorbitante. C’est sur Dieu que nous comptons dans ce qui nous a atteints et qu’on a subi, car Dieu est puissant et vengeur".

Une fois le discours terminé L’Imam Zaïn Al-eÃbidĩne (Que Dieu le salue) se dressa sur ses pieds et marcha vers la ville pour y entrer.

- Les commentaires sur le discours

L’attardement sur la louange de Dieu et son éloge continus dans tous les cas, les conditions et les circonstances.

La démonstration de ce qui a résulté de l’assassinat de L’Imam Hussein (Que Dieu le salue) dans toute l’existence et L’Univers. Comme quoi, que les choses créées tels que les mers, les cieux, la terre, les arbres et les créatures tels que les baleines, les anges et celles des cieux et du paradis ont pleuré l’assassinat de L’Imam Hussein (Que Dieu le salue) …

L’énoncé de la grandeur du crime tragique qui a été commis au point qu’on se permet de dire qu’il n’y en a pas de plus grossier et hideux et que l’histoire n’en a pas connu. Même si le Prophète (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue) leur a commandé de le commettre - par supposition ou supposant - ils n’auraient pas fait d’eux plus que cela.

L’éveil des gens et leur incitation à adopter une attitude et cela paraît dans la phrase où il a dit: "Quel cœur ne sera-t-il pas choqué par son assassinat? …"

- Le reste du convoi Husseinite dans la ville du Messager de Dieu (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue)

Quand les femmes de L’Imam Hussein (Que Dieu le salue) entrèrent en ville, les femmes de Bani Hãchem vociférèrent et tous les gens de la ville lancèrent un seul cri. L’Imam Zaïn Al-eÃbidĩne est entré dans la demeure du Messager de Dieu (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue) et il l’a trouvée désertique, vide de ses habitants et comblée de chagrins.

Quant à la Madone Zaïnab (Que Dieu la salue), elle a attrapé les deux portaux de la porte de la mosquée et a crié: "oh grand-père, je t’annonce la mort de mon frère Hussein". Elle avait toujours les larmes aux yeux et pleurait sans cesse. Chaque fois qu’elle regardait Ali Ben Al-Hussein, son chagrin se renouvelait et sa peine augmentait.

Les femmes de Bani Hachem ont porté le noir sur elles et les habits bures sans souffrir la chaleur et le froid. Et L’Imam Zaïn Al-eÃbidĩne préparait le manger des cérémonies funèbres.

L’Imam Jaefar Ben Mohammad (Que Dieu le salue) en a dit: "ils ont pleuré un an Hussein jour et nuit et pour trois ans de suite du jour de son assassinat …"
Cela montre à quel point les Hachémites étaient chagrinés, aussi leur préoccupation de célébrer les cérémonies funèbres du Maître de martyrs (Que Dieu le salue). Ils étaient tellement touchés, qu’ils souffraient d’une tristesse douloureuse. Ils ont persisté à commémorer le souvenir d’Abi Abdullãh (Que Dieu le salue) et gardé la continuité de son idéologie.

- La récompense des gardiens

Les femmes Alawites ont remercié tous ceux qui se sont préoccupés d’elles au cours du trajet de Damas à La Médine. Le gardien leur demandait leur état et leur assurait tous leurs besoins. Comme il ne les a pas pressées dans la marche jusqu’à ce qu’il les a quittées en entrant à La Médine. Fãtima la fille d’Ali a dit à sa sœur la Madone Zaïnab (Que Dieu la salue): "Cet homme nous a bien traitées, donne lui une récompense".

Zaïnab (Que Dieu le salue) lui répondit: "Par Dieu, on n’a rien pour le lui donner à part ces bijoux".. Fãtima lui dit: "Donne en lui".

Elles lui envoyaient deux bracelets et deux anneaux qu’il refusait en disant: "Si j’avais fait cela pour des désirs et profits mondains j’aurais demandé plus que cela. Mais par Dieu, je l’ai fait pour l’amour de Dieu et votre parenté avec le Messager de Dieu (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue)".

L’Imam Zaïn Al-eÃbidĩne (Que Dieu le salue) a insisté à le récompenser, après son refus des bijoux. Il (Que Dieu le salue) a pris une pierre noire, l’a tamponnée par sa bague et la lui a présentée en lui disant: "Prends-la et demande d’elle tout ce que tu en as besoin. Par Dieu qui a envoyé Mohammad dire le juste, si je lui demande d’illuminer la maison le soir elle le sera. Si je la mets sur les clés, elles s’ouvriront, et si je la porte en entrant chez les Sultans, j’aurai ce que je désirerai".

- La destruction de certaines maisons revenant à L’Imam Hussein (Que Dieu le salue)


Parmi ce qui dévoile la politique de répression Umayyade figure la destruction de certaines maisons de la famille d’Abi Abdullãh (Que Dieu le salue). Cela confirme ce qu’on a signalé souvent.

- L’élégie faite par Oum Al-Banĩn, la femme du Prince des croyants (Que Dieu le salue)

Oum Al-Banĩn, la femme du Prince des croyants (Que Dieu le salue) a organisé des cérémonies funèbres sur L’Imam Hussein (Que Dieu le salue). Les femmes de la tribu Hachem se sont réunies chez elle pour pleurer L’Imam Hussein (Que Dieu le salue) et sa famille et en faire l’éloge.

Ce qui montre la solidité de sa foi, son désintéressement du martyre de ses quatre fils avec Hussein (Que Dieu le salue), c’est que chaque fois qu’elle apprenait le martyre de l’un de ses quatre fils d’un venant en ville, elle disait: "parlez-moi de L’Imam Hussein (Que Dieu le salue)". Quand elle a appris le martyre de ses quatre fils, elle a dit: "les veines de mon cœur sont coupées. Je rachète Abi Abdullãh (Que Dieu le salue) par mes fils et tous ceux qui sont sous terre".

Elle sortait quotidiennement à la région boisée pour pleurer et faire l’éloge de ses fils par les mots les plus chagrinants et les plus émotionnels que vous pouvez entendre, en portant Obeidullãh Ben Al-Abbãs (Que Dieu le salue). Les gens l’entouraient et l’écoutaient. Même Marwãn Ben Al-Hakam assistait à ces éloges et pleurait. Parmi ce qu’elle disait:

Ne me dites pas ah Oum Al-Banĩn
Vous me rappelez des lions d’Arĩn

J’avais des fils que le nom je ne porte
Cherchant la mort coupant l’artère aorte


- L’affliction de Al-Rabãb la fille de Imro’ Al-Qaïs, ses pleurs et son élégie

Rabãb était la femme de L’Imam Hussein (Que Dieu le salue) et la mère de Soukaïna et Abdullãh qui était à ce temps-là nourrisson. Elle a accompagné L’Imam Hussein (Que Dieu le salue) à Karbala où elle fut captivée, conduite à Damas, puis à La Médine avec les autres femmes. Une fois à La Médine, plusieurs notables de Koraïch se présentaient pour l’épouser. Elle leur disait: "Je ne prendrai jamais pour beau-père autre que le Messager de Dieu (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue)"

Elle est restée un an hors de sa maison, puis elle est tombée malade et a rendu l’âme du chagrin qu’elle souffrait.

- La constance des pleurs de L’Imam Zaïn Al-eÃbidĩne (Que Dieu le salue) et sa tristesse


D’après Abi Abdullãh Jaefar Ben Mohammad Al-Sãdeq (Que Dieu le salue): "Les cinq pleureurs sont: Adam, Yaccoub (Jacob), Youssof (Joseph), Fãtima Bint Mohammad (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue) et Ali Ben Al-Hussein (Que Dieu le salue). Adam a pleuré sur le paradis jusqu’à ce que ses joues aient ressemblé aux vallées. Yaccoub a pleuré Youssof jusqu’à ce qu’il fut aveugle au point qu’il a été révélé dans le Coran à son sujet: "Ils dirent: "Par Allah! tu ne cesseras pas d’évoquer Joseph, jusqu’à ce que tu t’épuises et que tu sois parmi les morts".. Youssof a pleuré Yaccoub au point qu’il a gêné les prisonniers qui lui ont dit: "ou tu pleures pendant la journée et tu te tais la nuit, ou tu pleurs la nuit et tu te tais pendant la journée". Et il a été dit qu’il s’est mis d’accord avec eux sur l’un des deux cas. Fãtima Bint Mohammad (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue) (la fille de Mohammad (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue)) a pleuré le Messager de Dieu (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue) jusqu’à gêner les habitants de La Médine qui lui ont dit: "tu nous as gênés par l’abondance de tes pleurs".. Alors elle sortait aux cimetières des martyrs où elle pleurait autant qu’elle voulait puis rentrait chez elle. Tandis qu’Ali Ben Al-Hussein a pleuré L’Imam Hussein pour vingt ou quarante ans. Il pleurait même en mangeant, ce qui a poussé un de ses serviteurs à lui dire: "Je te rachète par mon âme Ô fils du Messager de Dieu. J’ai peur sur toi que tu sois parmi les morts".. Et L’Imam lui a répondu: "Je plains mon chagrin et ma tristesse auprès de Dieu. Et je connais de Dieu ce que vous ne connaissez pas. Quand je me souviens de l’assassinat de Bani Fãtima, la tristesse me tiens à la gorge".

Abou Hamza Al-Thoumali a raconté: "L’Imam fut demandé sur l’abondance de ses pleurs (larmes) et il a répondu: "Yaccoub a perdu un de ses fils et il l’a pleuré au point que ses yeux se sont blanchis bien que son fils était en vie et il n’était pas sûr de sa mort. J’ai regardé l’assassinat de mon père et dix sept de mes parents au cours d’une heure, croyez-vous que la tristesse quittera mon cœur …"

- Oum Salama remet les consignes à ses gens

Quand L’Imam Hussein (Que Dieu le salue) a quitté pour l’Iraq, il a consigné à Oum Salama les livres et la recommandation. Puis il a apporté son fils L’Imam Zaïn Al-eÃbidĩne (Que Dieu le salue) qui était malade et lui a accordé le plus grand titre de succession et l’héritage des Prophètes et lui a appris qu’il a livré les dogmes, les documents et les armes à la vénérée Oum Salama qu’il a ordonnée de les lui livrer tard. Cela montre la splendeur de Oum Salama et sa grandeur, vu aussi qu’elle a été une femme de confiance pour le Messager de Dieu (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue) jusqu’à la fin de sa vie. Les choses qu’elle a gardées et conservées doivent être remises à l’autorité de Dieu sur terre et à travers le temps.

Quand L’Imam Zaïn Al-eÃbidĩne (Que Dieu le salue) est rentré à La Médine, elle lui a remis ce que lui a été confié et consigné.

- Le rôle de L’Imam Zaïn Al-eÃbidĩne (Que Dieu le salue) dans la permanence de la missive

L’Imam (Que Dieu le salue) a joué son rôle comme il fallait pour assurer la continuité de la missive Husseinite, consolider ses piliers, garder ses fruits et la fructifier, et éduquer les esprits conformément à cette missive, et cela dans plusieurs points:

La consolidation de la question de L’Imamat: l’autorité inéquitable a voulu étouffer tout après l’assassinat de L’Imam Hussein (Que Dieu le salue), mais L’Imam Zaïn Al-eÃbidĩne (Que Dieu le salue) a confirmé que L’Imamat est une question qui dépasse les êtres humains et qu’elle est une question divine accompagnée d’une grâce et d’une providence divines particulières.

L’éducation des gens: L’Imam a éduqué les gens à travers ses dires et ses prêches qu’il prononçait tous les vendredis dans la mosquée du Messager de Dieu (Que Dieu le bénisse et sa famille et les salue). Il est connu que la présence des gens le vendredi diffère de celle des autres jours.

La diffusion de l’instruction divine: Puisque L’Imam (Que Dieu le salue) vivait dans des conditions politiques pénibles. Il était naturel que sa présence sur la scène soit d’une façon convenable. Pour cela, nous remarquons qu’il a fourni une grande fortune dans le cadre de la prière, en traitant plusieurs questions dans plusieurs domaines, comme celui culturel, gnostique, social, politique …

L’Imam (Que Dieu le salue) et la vengeance des assassins de L’Imam Hussein (Que Dieu le salue): Il y a plusieurs indices et preuves qui affirment la gérance de L’Imam (Que Dieu le salue) de la question de la vengeance des assassins de L’Imam Hussein (Que Dieu le salue) d’après le juge Noemãn qui a dit: "Ali Ben Hussein priait Dieu chaque jour et nuit de lui faire voir les assassins de son père tués. Quand Al-Moukhtãr a tué les assassins de L’Imam Hussein (Que Dieu le salue), il a envoyé la tête de Obeidullãh Ben Ziad et celle de eAmro Ben Saed avec un messager de sa part à Ali Ben Al-Hussein qui, en les voyant, s’est agenouillé et a dit: "Louange à Dieu qui a répondu à mes prières et m’a accordé la vengeance des assassins de mon père". Il a reconnu Al-Moukhtãr et l’a bien récompensé".

- La réaction de l’autorité vis-à-vis du rôle de L’Imam Zaïn Al-eÃbidĩne (Que Dieu le salue)

Leur déprédation de L’Imam et leurs insultes sur les tribunes:

Hichãm Ben Ismãeil Al-Makhzoumi qui a été désigné gouverneur de La Médine a incessamment préjudicié L’Imam Zaïn Al-eÃbidĩne (Que Dieu le salue), a insulté L’Imam Ali et l’a injurié sur la tribune. Les gouverneurs qui l’ont succédé ont fait de même contre L’Imam Zaïn Al-eÃbidĩne (Que Dieu le salue).

La tentative d’assassiner L’Imam (Que Dieu le salue) ou de l’empoisonner:

D’après Al-Tabari: au cours de l’événement de Al-Harra où l’armée a razzié La Médine et l’a violée pour trois jours, Bourdoueat Al-Houmãr, le compagnon de Yazid Ben Mueãwiya a ordonné d’appeler Ali Ben Al-Hussein (Que Dieu le salue) pour le tuer ou l’empoisonner.

- Le rôle de la Madone Zaïnab (Que Dieu la salue) dans la constance de la missive

La grande Zaïnab vénérée (Que Dieu la salue) a continué la diffusion de la missive Husseinite jusqu’à la fin de sa vie et dans plusieurs et divers lieux. Parmi ces lieux figure La Médine où elle a joué un rôle efficace et a assumé sa charge concernant cette catastrophe. Elle incitait les gens à se venger des assassins de L’Imam Hussein (Que Dieu le salue) et la destitution et le détrônement de Yazid Ben Mueãwiya, et elle les a déclarés clairement dans ses discours aux gens. Elle a maîtrisé tellement l’opinion publique, que l’autorité s’est trouvée incapable de supporter sa présence dans La Médine. Omar Ben Saed fut informé de la situation. Une fois mis au courant, il écrivit à Yazid pour l’informer. Ce dernier lui demanda de la séparer des autres et les disperser. Il ordonna de la renvoyer de La Médine et de s’installer là où elle veut. En entendant cela, Zaïnab (Que Dieu le salue) dit: "Dieu sait ce qui nous a atteints. Le meilleur parmi nous fut assassiné. Nous avons été conduits comme les animaux et nous avons été portés sur les côtés des chameaux. Par Dieu nous ne quitterons pas, même si notre sang va couler (on va être tués)".

Zaïnab Bint Aqĩl lui dit alors: "Ô cousine, Dieu nous a tenu sa promesse et nous a hérité la terre toute entière pour nous installer là où l’on veut. Ne te tourmente pas et sois tranquille car Dieu châtiera les oppresseurs. Veux-tu après tout être humiliée. Quitte à un pays sûr …"

Puis les femmes de la tribu Hãchem se réunirent avec elle, parlèrent gentiment avec elle et la réconfortèrent …

Cela montre la grande influence de la vénérée Zaïnab sur la société, au point que l’autorité corrompue a senti le danger et l’ont éloignée de La Médine.

La vénérée Zaïnab (Que Dieu le salue) quitta la ville de son grand- père accompagnée des femmes de Bani Hãchem, sa cousine Fãtima et sa sœur Soukaïna … Tel a été le mouvement de la marche victorieuse et telle était l’histoire du convoi Husseinite immaculé. La situation de Bani Harb a continué à dégrader jusqu’à ce que Dieu a détruit leur royaume et leur autorité, les a exterminés et leur a hérité l’excommunication majeure et la malédiction, l’humiliation et le déshonneur, et la honte et l’infamie jusqu’à la fin du temps. Comme preuve, nous citons ce qu’a écrit Abdul Mãlek Ben Marwãn (Calife) à Al-Hajjãj Ben Youssef où il lui a dit: "Fais-moi éviter le sang de la famille du Prophète car j’ai vu Bani Harb perdre leur royaume et leur autorité après avoir assassiné Hussein".


1- Jãber Al-Ansãri était le dernier des compagnons du Messager de Dieu. Il a participé au combat de Badr et dix huit autres avec le Messager de Dieu. Comme il était l’un des plus fidèles compagnons du Prince des croyants Ali. Il a passé sa vie au service de la famille du Prophète. Il restait à la mosquée portant un turban noir et disant: "Ô celui au large savoir". Il s’appuyait sur un bâton et tournait dans les rues de la Médine en disant: "Ali est le meilleur des hommes" sans être contredit par les pèlerins. Il a visité plusieurs fois la tombe de L’Imam Hussein bien qu’il était avancé en âge et aveugle.
2- eAtiya Al-eAoufi était un des hommes du savoir et d’éloquence. Plusieurs dires des bonnes qualités du Prince des croyants ont été récités d’après lui.

 
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